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Ce quartier la !!!

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Cote d’ivoire – Abidjan – Cocody – Riviera Palmeraie … c’est un quartier à problèmes.

Pour plus de précision, je dirais que c’est un quartier où tu peux te retrouver dans des problèmes si tu ne prends pas tes précautions.

Pour encore plus de précision, tu seras beaucoup plus dans la merde si tu es un homme (qui aime les femmes) ou une femme (qui aime les femmes), bref dès que tu aimes femmes c’est un quartier dangereux pour toi.

Ne riez pas hein, je suis très sérieux ! Je vais quand même vous expliquer ces dangers dont je parle.

 

· Il fait chaud

Nous savons tous qu’à la date d’écriture de cet article (28 avril 2019), il fait une chaleur torride sur la Côte d’ivoire. Sachant que beaucoup de nouvelles constructions dans ce pays ne respectent vraiment pas certains principes universels de l’humanité, il fait encore plus chaud dans les appartements. Une telle chaleur et humidité, pousse bon nombre des habitants de ce quartier à chercher un peu de vent pour se rafraîchir. Soit en se mettant sur les balcons des immeubles, soit dans les jardins des villas ou encore sous les quelques arbres qui restent.
Juste que la rien de bien grave me direz-vous, sauf que… quand il fait chaud les filles aiment bien s’habillez légèrement … même très légèrement (compte tenu de la mode mondiale de notre ère). Cette situation cocasse « oblige » les pauvres habitants que nous sommes à porter notre regard sur ces créatures, créatures renforçant très souvent votre croyance en ce que Dieu existe bel et bien et qu’il est le seul ayant pu créer ce genre de beautés.

 

· Les soutien-gorge coutent cher

Là, il s’agit plutôt d’une hypothèse ; je comprends que la chaleur est souvent insupportable et qu’on veuille se mettre à l’aise, mais pourquoi plus personne ne porte de soutien-gorge dans ce quartier ? Surtout les week-end (le moment où nous sommes tous dans nos maisons) ? Mais en plus je n’exagère pas, rien qu’à s’arrêter au balcon un samedi matin (parce que comme je disais, il fait CHAUD), il est possible de faire un atlas des formes et tailles de seins et tétons de la race humaine.

 

· Le sport et la bière sont à la mode

Un bon conseil d’ami : avant de vous installer dans ce quartier, soyez sûrs de ne pas être à proximité d’une salle de sport, d’un terrain de foot ou d’un maquis/bar.
Les pantalons de Yoga verts, les collants gris, les culottes rouges, les débardeurs rose fluo … je n’ai vraiment pas besoin de vous faire de dessin sur l’effet dévastateur de ces vêtements. Moi en plus j’ai la malchance d’être à proximité d’une salle d’entrainements de danseurs (j’ai même pu voir La petite Zota, qui, soit dit en passant, est une vraie « force de la nature »), je vous laisse imaginer le festival de rondeurs et de couleur que je dois supporter de mon balcon (une fois de plus c’est la faute à la chaleur).
Mais Dieu merci, le maquis d’à coté a fermé, sinon dès 16h, le défilé des postérieurs et poitrines au vent commençait, tout ca bien visible des balcons (… chaleur oblige).

 

· La corpulence ne fait plus l’âge

Bon là c’est encore un conseil de frère ; si vous vous décidez à ne plus subir, mais à attaquer, faites quand même gaffe à chercher à connaitre l’âge réel de votre proie. Je ne sais vraiment pas si les parents de nos jours nourrissent trop leurs enfants, ou était-ce plutôt les anciens parents qui ne le faisaient pas assez (auquel cas on devrait déposer plainte a l’UNICEF), mais il est devenu presqu’impossible de distinguer physiquement une adolescente d’une jeune femme (en plein possession de ses « moyens »).
Il vous faudra donc avoir recours à des techniques obscures pour vérifier leurs âges ; comme connaitre quelqu’un dans son entourage, dans son école, dans son quartier, ou vérifier sur sa pièce d’identité à son insu ou encore compter ses dents et vérifier la jeunesse de sa peau (bon, ça devient un peu bizarre et compliqué, on va s’arrêter là). Mais bien sur tout ceci n’est possible que si vous descendez du balcon (le fameux balcon…).

 

· Souvent il pleut

Depuis quelques années le quartier est sujet à des inondations en saisons de fortes pluies, qui engendrent quelque fois des pertes en vies humaines et des dégâts matériels assez importants. Mais là n’est pas le principal problème. En ces temps de pluies, si vous avez des voisines victimes des inondations, vous pouvez être invité à descendre de votre balcon (cette fois on y était pour regarder l’eau couler) et à porter main forte a ces pauvres demoiselles désemparées. Si vous êtes un veinard, il est possible que votre hospitalité soit demandée pour quelques jours.

C’est à ce moment que vous vous retournez vers la caméra avec le sourire en disant « Ce quartier-là !! Je l’aime !! »

Credit photo : instagram

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Et elle but

05 :00, samedi, mon réveil sonne avec son habituel engouement, qui généralement est tout à l’opposé du mien. D’un air hésitant, je fini par me tenir debout en me disant « Bordel de merde, c’est ça la discipline ? Ça a intérêt à porter ses fruits hein »

Parce que oui, depuis quelques temps j’essaie de me discipliner dans tous les aspects de ma vie (dont écrire pour mon blog) et il faut reconnaître que … bordel … ce n’est pas une partie de plaisir. Mais j’avoue que quand mes connaissances viennent chez moi et disent tous la même phrase « ah… où est passée la chaise et la pile de vêtements dessus ? », je suis quand même fier de moi Open-mouthed smile.

C’est donc dans cet élan de discipline pseudo-militaire, que je me suis remis au footing les week-ends. Pour l’instant ce n’est que ça, à cause de certaines circonstances …. Mais ça, nous y reviendrons une autre fois.

Ce samedi je me lance donc pour le 3e week-end d’affilé de footing, il est 6 :00. A peine sorti de chez moi, je vois au bout de la rue deux voitures (une Mercedes et une BMW, la précision est de taille) qui se garent. En homme prudent (comme disent mon peuple les baoulés, la prudence n’est pas de la peur), je ralenti mon allure pour voir pourquoi ils s’arrêtent et qui sort de ces voitures ; un premier homme, d’allure rabougrie, et qui plus est, porte son jeans presqu’au niveau de ses genoux (de toute façon ses genoux ne sont pas très loin de ses fesses …) sort de la Mercedes et se met à uriner sur la route … mes doutes sur la probité de ce personnage sont en train de se confirmer.
Un deuxième, beaucoup plus « normal » sort à son tour de la BMW, mais lui juste pour se pencher sur la voiture et fumer une cigarette.

Mon sens analytique et alerte (soyez pas jaloux) me pousse à me dire qu’il doit y avoir d’autres personnes dans ces voitures. Ma théorie ne tarda pas à se vérifier, deux filles, une de chaque voiture, sortirent à leur tour. L’une avec une coiffure exotique, comparable à un touraco malade, l’autre avec de longues tresses plus sobres. Une chose était sûre, mes inconnus du jour sortaient d’une nuit agitée, arrosée de toute sorte de substances.

Le touraco se mit à me fixer, du moins c’est l’impression qu’elle donnait, parce que vu son état et la distance qui nous séparait, je doute qu’un tel oiseau voyait bien plus que la couleur rouge sang de mon short. Je me dis à cet instant que la vie est quand même bizarre ; pendant que moi je me discipline en dormant et me réveillant tôt pour faire du sport, d’autre passent la nuit à boire et faire le show. Le comble c’est que chacun de nous est capable de justifier pendant des heures son choix et pire, d’en être complètement convaincu. Mais autre chose capta mon attention.

Bon pas vraiment une chose, mais l’autre fille. Elle n’avait ni l’air aussi défoncée que le touraco, ni aussi douteuse que le rabougri. Elle était arrêtée calment, pendant que les autres s’agitaient en blablatant des âneries (dans le genre « j’ai vu le dernier IPhone 11 la, le téléphone est mortel hein, il est totalement transparent » …), on aurait dit qu’elle était avec ses « gens » par erreur ou par contrainte.

Etant presqu’arrivé à leur niveau, j’entendis le touraco (toujours elle) dire « il y a les gens même que je ne comprends pas quoi, matin bonheur la quelle histoire de courir, c’est pour être Usain Bolt ou bien ». PAUSE … je vous laisse méditer sur ce sujet … en gros cette … cette … cette … peinture à la gouache mal faite, ose penser qu’aller se saouler sa (sa*e) gu**le toute la nuit est nettement plus compréhensible que faire du sport.

Je décide néanmoins, dans ma pratique de la zen attitude et du contrôle de moi, de ne rien prendre personnellement et de continuer ma noble activité … jusqu’à ce que … j’entende l’autre, celle que j’estimais être une victime de la jeunesse perdue, sortir à son tour « je te jure, trop de gens qui s’ennuient dans ce pays » … je tourna donc la tête pour la regarder dans les yeux, chose qu’elle fit également en sortant une bouteille de Vodka … et elle but.

Crédit photo : oiseaux.net.

Damn !

Ce mois de février a été l’un des plus sportifs pour moi, avec pas moins de plusieurs matchs intenses de foot avec les potes de la FAC chaque 2 semaines à peu près (et croyez moi c’est un record personnel).

Je suis passé de défenseur (surnommé Vidic chez les scouts) à milieu de terrain (Fletcher) et même maintenant à attaquant (Berbatov à la FAC).

Mais comme le foot est l’un des sport ou l’on prend souvent le plus de bobo (je me demande bien pourquoi), cette après-midi j’ai accidentellement shooté le tibia d’un ami et la j’ai tout le pied gauche qui est enflé.

Il est 23h29, j’ai soif, mais je ne peux pas aller me chercher de l’eau parce que j’ai trop mal quand je marche, je garde donc cette soif pour demain (tout en espérant qu’elle ne viendra pas a bout de moi cette nuit).

J’espère juste que le massage sera efficace pour demain, sinon bonjour la cata.