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Owww je vois ce que c’est.

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Vous connaissez surement le terme vendeur d’illusions (ou V.I.). Si non, on utilise ce qualificatif pour les personnes vous promettant de manière récurrente (j’insiste sur le « récurent ») des choses qu’elles ne vont pas respecter. Généralement, ces personnes sont classées dans les catégories « faux-cul, salaud, de probité douteuse, sans foi ni loi » etc. etc. Sauf queeeee ….

« Je tiens préciser que ces écrits ne sont en aucune manière, une volonté de lancer le discrédit sur quelques professions ou personnes que ce soit. N’ayant pas encore les moyens de résister à des attaques en justice, je vous prie (du très profond magma de mon cœur) de considérer tout cela comme de la pure plaisanterie. Quoique […] »

Quand vous allez chez un médecin généraliste et que vous lui citez la liste de vos symptômes « communs », presque sans réfléchir il se dit dans sa tête (ou à voix haute) : Oww je sais ce que c’est !!! (Avec bien les trois points d’exclamation). Certains prendront quand même la peine de vous ausculter pour chercher à confirmer leur thèse, d’autres iront directement à leur stylo pour gribouiller (il parait qu’en fait ils écrivent) les noms de médicaments (et même que ce ne sont pas des hiéroglyphes : surprise). Nous les patients, faisons confiance aux médecins, après tout ils ont appris leur métier pendant plus de sept ans. Nous suivons donc le traitement à la lettre et quand plusieurs jours après celui-ci les symptômes demeurent, notre reflexe est de retourner chez le même médecin pour lui en parler. Et c’est cette partie que j’adore le plus (enfin, j’adore n’est surement pas le bon mot) : il vous regardera avec les yeux écarquillez et il vous sortira des phrases du style :

          Comment ça, ça ne va toujours pas ?  (Comme si se rendre à l’hôpital était jouissif pour nous).

          Etes-vous sûr d’avoir bien suivi le traitement (Avec ce que ça coute, tu penses bien que j’ai même lu la notice en polonais).

          Etait-ce les bons médicaments que je vous ai prescrits ? (Bien sûr que oui, sauf si les pharmaciens ne savent pas lire les hiéroglyphes).  

          Ahhh c’est bizarre ça (LOOL, ah bah oui c’est curieux).

          Bon ! (Ça commence bien) êtes-vous enrhumé ? oui ? ça doit être ça ! Vous prendrez donc deux plaquettes de [illisible]

Retour à la pharmacie, avec la même gueule des mauvais jours (et c’en est bien un). Evidemment le pharmacien il commence à vous apprécier, il vous sort à son tour « mais alors monsieur, ça ne va toujours pas (Je me garderai de répondre cette fois) ? Bon cette fois je vous mets une petite boite de vitamine C à croquer (je doute que ce soit une question) ? parfait ! cela vous ferra « la peau du mollet », merci et à bientôt (ouais c’est ça, collecteur d’impôts que tu sois !).

Dès que vous rentrez chez vous, d’une manière totalement mystique (ou c’est peut-être un complot) le rhume a disparu. Vous avez presqu’envie de courir dans l’église la plus proche pour crier « ma foi m’a sauvée ! ».

Deux jours plus tard vous ne vous sentez pas vraiment mieux, à ce stade vous pensez à deux choses :

1-      Merde ! j’ai surement une maladie super grave, super rare, indétectable sans scanner …

2-      Faudrait peut-être que j’arrête l’alcool … ou le chocolat … ou les jeux vidéo … ou que je dorme

Pour ma part ça sera l’option 1, j’ai quelques fois des tendances d’hypocondriaques. D’ailleurs je pense que demain j’irai voir un autre médecin, ça commence à durer cette histoire.

 

Allez bonne nuit ou bonne journée à vous, et portez vous bien.

 

(Credit image : WikiHow)

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Il est con, méchant, irrespectueux

Une personne qui m’est très chère, m’a demandé d’écrire sur elle, je lui ai répondu que j’aimerais bien, mais je trouvais que mes lecteurs ne trouveraient pas suffisamment “sexy” de lire un article sur cette personne. Elle a simplement rétorqué “trouve une manière détourné, c’est ton truc ça”. La réponse était bien trouvée et je n’ai rien eu à redire (enfin, si, mais rien de très … pertinent)? J’ai donc finalement décidé d’écrire, non pas à propos de cette personne, mais plutôt de moi, de mes particularités les plus fortes, de sorte que beaucoup de mes connaissances en apprennent un peu plus sur mon “intérieur” et que ça nous aide (notamment) à éviter certains (nombreux) conflits.

Je souhaite de tout mon cœur que tu, mais aussi vous autres lirez ceci…

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Avez-vous déjà regardé la série Docteur House ? Si non … honte à votre âme!! Mais je suis persuadé qui OUI !!!

Alors, ce qui est intéressant avec cette série, c’est que le sentiment qu’elle génère en chaque personne est toujours différente. Il y avait une fille dans ma FAC qui détestait le Doc House (pas la série, mais le Docteur lui-même) parce qu’elle trouvait qu’il ne respectait aucune règle, n’était ni courtois, ni discipliné … mais elle reconnaissait qu’il était talentueux. Un autre camarade, par contre trouvais qu’il était marrant et con … sans plus … ah si, qu’il était quand même bon ce médecin. Alors qu’en était-il de moi ?

J’avoue que, lorsque mes camarades de FAC étaient occupés à regarder cette série depuis le début (notamment mon voisin Vetcho, un coucou à toi), j’étais occupé à jouer à Half-Life et Counter-Strike tout en pensant à l’épineuse question de la présence des filles dans le scoutisme, plutôt que de les laisser s’épanouir dans le Guidisme qui a été spécialement et chaleureusement créé pour elles (je m’égare, je sais)!! Je découvris donc cette série disons … en … 2013 … elle passait sur une chaine du satellite tous les lundi soir et rien que les lundis soir. [Bon, okay j’ai longtemps tourné autour du pot, allons y maintenant avant que vous ne vous endormiez devant votre écran].

Me concernant donc (nouveau paragraphe spécial), cette série a créé un traumatisme dans mon cerveau. Les seules choses que j’ai remarqué directement étaient : sa compétence (sa grande connaissance et concentration quand il le fallait), son langage, sa différence et son sens de la dérision …. J’ai apprécié ces traits de caractères parce qu’ils faisaient de mes valeurs à moi.

 

La connaissance

J’ai vécu une enfance heureuse (franchement merci à mes parents infiniment) mais différente. J’ai joué aux billes pour les première fois a 11 ans, je n’ai lu ni mangas ni comics, je ne jouais pas souvent au foot, je détestais les promenades, les émissions pour enfant (Ahouanet, petit à petit, Wozo vacances etc.). J’étais peut être autiste … j’avais des amis (bon on va dire 5 amis) avec qui j’aimais bien trainer, j’adorais parler énormément et longuement avec eux, disséquer des guêpes, bruler des moustiques, danser (oui oui clip_image001 ), tester tout et n’importe quoi, bref j’aimais le bricolage et la création. L’école était une chose normale dans ma vie, il fallait y aller et avoir de bonnes notes, point!

Puis vint ma découverte des jeux vidéo et des ordinateurs. J’en ai fait ma passion dès ma classe de 6e, tout ce qui avait un écran m’hypnotisait et dès la 4e le choix était fait pour la suite : informaticien! J’ai beaucoup changé de domaine dans ma tête, mais j’étais sûr d’une chose, ça devrait tourner autour des ordinateurs. A ce stade j’ai perdu ce “devoir” d’avoir de bonnes notes, je ne trouvais aucune motivation pour être parmi les premiers, tout ce qui m’intéressait c’était “comprendre”. Tant pis si je n’ai pas réussi à résoudre les équations dans le temps imparti, je n’étais point soucieux car étant confiant quant au fait d’avoir compris le principe de résolution des équations. Cela m’a valu des notes et moyennes en montagnes russe au lycée et un BAC obtenu de justesse. Pour moi connaitre c’est comprendre, la compréhension suit une logique, et cette logique s’apprend

Docteur House cherche à connaitre de quoi souffre un patient, il a pour se faire, besoin de comprendre les symptômes grâce à un enchainement logique d’hypothèses et de suppositions, ces suppositions se basent sur son expérience et son apprentissage du corps humain. Et là ce trouve l’une des raisons pour laquelle j’ai ”surkiffé” ce personnage.

 

L’attitude

Avant que je ne regarde cette série, mon voisin Vetcho et d’autre camarades m’avait surnommé House. Chose qui n’avait aucun sens pour moi, vu que je ne savais même pas qui était ce House. Et donc après être devenu fan de la série, je me suis renseigné sur leurs motivations à cette époque et la réponse fût la même : Tu parles de manière crue comme lui. Je ne vous cache pas que cela m’a vexé, parce être cru dans ses paroles, chez moi en Côte d’Ivoire, c’est “parler mal”, c’est être arrogant etc. alors que moi je ne me considérais pas comme ça. A partir de là, j’ai voulu changer, je ne réponds plus “oui.” mais “ouaiiiis, bien sûr”, plus par “non”, mais “euh pas vraiment, mais…” ou mieux : j’écoute les gens parler jusqu’à la fin et je fais un effort pour accepter, analyser et me dire qu’il a peut-être raison. Mais au-dessus de tout ça, j’ai appris à dire “je m’excuse “ ou “c’est toi qui avait raison”. Je ne sais pas si j’ai fait le bon choix de ramollir mon langage cru et direct, mais je l’ai fait notamment pour arrêter de blesser sans m’en rendre compte les gens avec qui je parle, et me permettre de faire passer facilement mes messages.

Ce sont des choses qui peuvent sembler banales, mais quand comme moi on a le culte de la connaissance, être en tort est difficile à reconnaitre, on se réfère toujours à un raisonnement qu’on pense inébranlable, ou quand on est en l’absence de connaissance sur un sujet, on laisse le sujet en suspend pour aller faire des recherches toute la nuit et revenir pour argumenter le lendemain. Si vous avez regardé Dr House, vous avez dû voir plus d’une fois comme c’est un supplice pour lui de s’excuser ou de reconnaitre qu’il s’est trompé.

 

La différence

Depuis ma première année de FAC, mes camarades m’appellent “cheveux” et c’est toujours le nom que j’ai dans mon boulot actuel. Ce sobriquet vient du fait que je me coupe rarement les cheveux (2-3 fois dans l’année), ce qui n’est pas très courant sous nos tropiques. Certains autres traits de ma personnalité dérangent plus d’un : “pourquoi on ne te voit jamais en chemise?”, “pourquoi tu ne portes jamais de soulier?”, “pourquoi tu portes toujours des habits démodés?”, “pourquoi tu écoutes des musiques d’ailleurs, surtout des sons des années 70”, “pourquoi tu ne veux jamais sortir en boite” ou (la meilleure) “pourquoi tu n’es pas jamais sérieux jusqu’au bout dans tes discussions?”

En toute franchise, que serait le monde si tout le monde faisait les mêmes choses, portait les mêmes habits? Avait les même passe-temps ? J’ai rencontré énormément de personnes dans ma jeune vie et j’en ai libéré la grande majorité (je parie que je ne suis pas loin du taux de 90% de libération sans caution) de ma vie. Les seuls que je garde, sont ceux qui ont l’intelligence de ne pas chercher à me juger sur mes gouts et mes choix et qui n’ont pas cherché à me mettre dans le moule populaire. Ces personnes la peuvent être surprises par mes traits, mais préfèrent les accepter et s’y habituer (merci pour cela, notamment aux Gi’s et aux bodos).

 

La dérision

Pour revenir à la phrase “pourquoi tu n’es pas jamais sérieux jusqu’au bout dans tes discussions?” (prononcée notamment par toi, qui as déclenché ce post clip_image002 ) je n’ai jamais compris ce qu’elle signifie. Pour quelqu’un que je connais, quand on travaille dans une “entreprise respectable” et qu’on approche de la trentaine, on ne doit plus venir au boulot en tee-shirt baskets… Je me suis toujours demandé quel était le sens de sérieux pour la plupart des gens. En considérant que je ne fais aucun métier qui nécessitent de capter l’œil approbateur d’un client (comme les gens dans les agences, qui ont des teints et des habillements dignes des films brésiliens), je ne vois absolument pas l’intérêt de me mettre en veste ou chemise juste “pour faire sérieux”. Pour moi le sérieux il se mesure à la qualité de ce que tu fais, un médecin en blouse ultra blanche, cheveux lisse, sourire éclatant qui ne te fais pas un diagnostic juste, n’est pas plus sérieux qu’un Dr House, mal rasé et taquin, qui te trouve ton mal. Pour mesurer mon sérieux dans mes activités scoutes, allez demander comment j’y gère mes responsabilités, pour mesurer le sérieux du boulot, demander à mes différents managers.

Je pense notamment que faire preuve de dérision est une manifestation de l’intelligence, cela permet de développer un étonnant sens de l’humour, de diminuer les auto-flagellations inutiles, les plaintes incessantes et les lamentations à n’en point finir. Comme on dit “il vaut mieux en rire qu’en pleurer à s’en arracher les globes oculaires”.

Paraitre et donner une impression est une obligation dans nos sociétés modernes, tandis que je pense qu’on gagnerait plus à apprécier le cadeau, ensuite l’emballage, et non pas apprécier un bel emballage vide.

 

J’ai vraiment été long cette fois et je n’ai aucune idée si je devais vraiment écrire tout ceci, mais je ressentais comme un besoin de m’expliquer ou me dévoiler. Je garderai cet article, peut-être pas, mais pour ceux qui auront le courage d’arriver jusqu’ici, je suis ouvert à toute causerie au sujet de tout ce que j’ai dit.

Peace !

Selfie time – le Bday-selfie

Selfie

Il s’agit surement du phénomène le plus cité ces dernières années : LE SELFIE. Pour ceux qui ne savent absolument pas de quoi je parle (ils sont soit de mauvaise foi, soit … un peu trop vieux) je vais prendre le temps de vous l’expliquer brièvement ; Il s’agit d’une mode mondiale, qui consiste à se prendre soi-même en photo, le plus souvent au moyen des appareils photo des téléphones mobiles.

Tel que défini, rien de très alarmant en effet, quelques jeunes qui se prennent en photo pour immortaliser des moments de jeunesse farouche et insouciante. C’est bien ce qu’on se dit tous, jusqu’au jour où l’on tombe sur le compte Instagram de la célébrissime, son altesse-la-reine-incontestée-du-selfie … Kim Kardashian !!! Si vous ne savez ni qui est-ce, ni ce qu’elle fait dans la vie et dans ce monde, rassurez-vous, c’est tout à fait normal parce que la réponse est : RIEN (à part des tonnes de selfies), et il n’y a rien à découvrir, voilà ! Je vous conseille donc d’aller faire un tour rapide sur son Instagram et vous comprendrez rapidement pourquoi cette mode fait autant parler d’elle.

Les bases étant posées (je suppose que vos esprits aussi, après avoir vu toutes les parties du corps et de la vie de Kim K.), parlons de notre sujet du jour : le Bday-selfie. Je ne sais pas si une appellation plus officielle existe, car celle-ci sort purement de mon esprit (qui pour la petite histoire est très fertile ;)) et vous devrez donc vous en contenter. Faire un Bday-selfie, consiste à souhaiter un joyeux anniversaire à quelqu’un de proche (ou pas), de façon (très) expressive, sur un réseau social (en prenant soin de rendre la publication publique, de sorte que la terre entière se rende bien compte que vous avez souhaité happy birthday) et en y adjoignant … sa propre photo ! Okay, je récapitule pour vous. Bday-selfie : Souhaiter un joyeux anniversaire à un proche sur un réseau social par le biais d’une publication publique en y ajoutant sa propre photo.

Laissez-moi expliquer encore une fois (oui, je peux être chiant des fois) en donnant des images.

  • Supposons qu’à votre fête de départ à la retraite, votre patron vous offre une photo de lui avec comme légende « en souvenir de votre travail abattu avec moi »
  • Sur la photo officielle des vainqueurs de la CAN 2015, on y voit plutôt les membres de la fédération de football avec écrit en bas « bravo à nos éléphants joueurs »
  • A chaque SMS que vous recevez, en lieu et place de photo de votre correspondant, vous voyez la tête du DG de l’entreprise fabricante du téléphone avec comme texte de la notification « je vous informe que ce message a été envoyé par M. Akpolai »

Avouez que ça fait peur, franchement peur !!

N’étant pas très actif sur Twitter, j’ai essentiellement constaté ce phénomène sur Facebook, mais je ne peux malheureusement pas vous montrer un exemple concret, pour des questions de droit à l’image, à la pudeur-selfique et bla bla bla (mais aussi parce que la sorcellerie en Afrique, ça existe toujours).

By the way (souffrez que je sois bilingue), si vous faites souvent des Bday-selfie, des diploma-selfie, ou des Baby-selfie, des StValentin-selfie ou encore des death-selfie (celui la doit être d’une tristesse macabre, et si c’est votre cas, je suis prêt à vous payer des séjours en rééducation mentale et morale). Mais, un instant, je vais quand même vous parler du StValentin-selfie, qui est, MDR, mais vraiment PTDR !! En clair, vous faites un StValentin-selfie quand le soir de la St Valentin, vous postez « Merci mon chéri pour cette journée magnifique, ce fut vraiment magique #YaRienDansJalousie #quittez #love » et l’image qui accompagne vous montre … devant un miroir, dans une douche avec les yeux rouges et le visage cadavérique … OOOKAY, on est donc sensés voir quoi ? Que vous êtes toujours vivante ? Que vous avez une douche ? Que si l’on ouvre la porte on verra votre chéri en question ? Ou simplement qu’il vous a largué ce soir et que vous avez passé toute la soirée à pleurer devant ce fichu miroir-selfie-de-la-honte ? Fait nous une sextape, ma belle, même pourrie, ça sera plus crédible, parce que la, c’est à pouffer de rire et d’une tristesse … triste !

 

Mes salutations, peuple libre et selfique.

Dolby Surround

yelling        

          J’écoutais sur une radio une émission de santé dans laquelle un médecin expliquait que lire de trop prêt était mauvais pour les yeux et qu’il fallait s’habituer à lire ou regarder les écrans de loin pour garder sa vue en bonne état. Et qu’il en est de même pour les oreilles : avoir un entourage qui parle très fort est mauvais pour vos oreilles car cela dégrade leur sensibilité, et vous rend (évidemment) moins sensible au sons moins fort.

           En clair, quand tout le monde parle en criant autour de vous, vous entendez difficilement les gens qui parlent doucement. Si vous êtes Ivoirien, je sens que cette nouvelle est très loin de vous ravir (et c’est fait express d’ailleurs Tire la langue ).

Quand j’ai entendu cette phrase, j’ai retiré mes écouteurs pour observer autour de moi … et laissez moi vous décrire l’ambiance.
Dimanche 15h, une cousine et des tantes nous rendent visite, il est 15h je dis bien. Tout le monde a bien (même très  bien) mangé, bu de l’eau (enfin je n’ai vu que de l’eau … ), en clair tout le monde est Gbé (rassasié quoi) ! Il s’en suit donc des discussions existentielles sur :

L’avenir de la tribu, qui serait en péril à cause de la couleur de la robe de marié de tantie Mo-Kla

ou

L’explication philosophique de la méchanceté de l’oncle Gontran (désolé pour mes lecteurs qui portent ce prénom, mais reconnaissez qu’il est … pas très swag) qui a acheté une nouvelle Mercedes 2 portières.

             Je pense que vous voyez le tableau, en clair c’était un vrai théâtre en espace clos (clos et chaud). C’est donc en retirant mes écouteurs que je me rendis compte du niveau sonore de ces discussions. Même une vidéo en HD, son au maximum, de AC/DC n’aurait pas couvert ce son. Mais le plus “magnifique”, est que le volume sonore de leur voix leur semblait tout à fait normal, bien quelle soient assises à moins de 3 mètres l’une de l’autre. Mais au fond j’étais aussi habitué à tout ca, il n’y a qu’a ce moment que j’ai réalisé que j’avais surement les tympans mitraillés par ces années de bombardement sonore.

 

             Quelques temps plus tard, je commençais un stage dans une (assez) grande entreprise. Le premier constat fut simple : nous étions dans un open-space (si vous vivez toujours au 18e siècle, il s’agit de bureaux sans murs entre les postes de travail Tire la langue ) , et presque tous le monde avait un micro casque sur la tête en train de faire des réunions (une fois de plus pour les “vieux”, il est possible de faire des réunions en étant chacun sur son ordinateur Tire la langue ). Evidement dans une telle configuration, on se dirait qu’il y avait plein de bruits, mais que nenni, tout était calme, on aurait cru qu’ils ne parlaient pratiquement pas dans leur réunions.
Je me suis d’abord dit que c’était surement parce que les micro casques ont un sons boosté … ok … sauf que je me suis vite rendu compte que même en face à face ils parlaient tous très bas (très, surtout pour moi qui ai vécu dans la capitale du bruit : Adjamé).
Après donc plusieurs semaines, j’ai pu constaté qu’on pouvait être un bon noir Ivoirien et parler calmement et de manière parfaitement audible. Je pris donc cette habitude tout au long de mon stage dans cette boite.

         

            Mais… (il est toujours présent ce mais qui vous énerve tant Tire la langue ) … il faut reconnaitre que sortir du bureau et discuter avec des “locaux” était une tâche loin d’être simple. Parlez doucement que ce soit au téléphone ou en face à face et vous entendrez à tout moment “pardon? j’ai pas compris (en fait généralement ils veulent dire je n’ai pas entendu Rire )”. Et éventuellement vous finirez avec des remarques du genre “tu veux nous montrer que tu parle comme les blancs maintenant” … mais comme le dit Tina Glamour : Bébé Carla, la jalousie n’est pas bien hein !!

Peace and love !!

C’est moi je connais ton travail

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Haloha (je ne sais absolument pas si c’est la bonne orthographe, mais bon …) peuple de ce blog.

Je sais que comme tout le monde, vous détestez qu’on vous dise comment faire votre travail (surtout si celui qui vous fait les reproches n’a absolument pas le même travail que vous), et je sais aussi que vous adorez faire des reproches sur le travail des autres. Jusque-là, je ne vous apprends rien, certes, mais suivez bien.

Journée normale de travail à Abidjan – Côte d’ivoire – Afrique de l’ouest – Afrique noire (on ne sait jamais, il faut toujours préciser)

Etant donné que M.Akpolè (encore lui, me direz-vous) habite dans la commune d’Abobo, pour se rendre à son lieu de travail, qui se trouve dans la commune du plateau, il prend le bus Express.

Ce matin M. Akpolè a été trahi par son réveil qui a décidé de ne pas sonner, il s’en suit bien évidement qu’il arrive à son arrêt avec du retard, mais bien heureusement pour lui, il aperçoit le bus de loin et fait signe au conducteur de s’arrêter. L’aimable et charitable (il doit être un bon Chrétien, ou Musulman, ou Juif, ou Féticheur, ou Raélien ou … bref !) conducteur qui a déjà dépassé l’arrêt, décide néanmoins de profiter d’un léger ralentissement de la circulation pour s’arrêter en pleine chaussée et permettre à M.Akpolè de monter. Ce dernier en montant, esquisse un « ah merci mon petit (je suppose, qu’il suppose que le conducteur est plus jeune que lui, surement parce que lui était en veste et le conducteur en tee-shirt-jeans), c’est avec des jeunes comme vous (encore une fois) qu’on pourra aller vers l’émergence (ce n’est pas moi qui l’ai dit ^^) ».

Direction le plateau, en passant par Adjamé. Je dis bien Adjamé, parce que le chemin normal du Bus passe par cette commune pour rallier le Plateau. Mais (comme les habitants d’Abidjan le savent), Adjamé est la capitale du cafouillage, du coup M. Akpolè s’offusque du fait que le conducteur veuille traverser toute cette cacophonie et embouteillages, parce que selon lui, il serait mieux et plus rapide de contourner la commune, et que « ce chauffeur la même, il ne vaut rien trop, il ne connait même pas son travail » […]

Remarquez bien les phrases en gras (sauf émergence, qui d’ailleurs n’est pas une phrase, mais un mot ^^), c’est normalement simple à comprendre (normalement, en effet) : le conducteur fait une entorse aux règles pour pouvoir prendre ce monsieur, mais à la première occasion il ne manque pas de dire que le conducteur ne connait pas son travail, parce que, justement, il suit l’itinéraire qui lui a été fixé. C’est tout con, mais c’est une habitude que mes compatriotes ont tous, critiquer le travail des autres, sans rien savoir ni du contenu, ni des réalités ou encore moins les prérogatives de ce travail.

Heureusement, il y a, de temps en temps, des gens pour les remettre à leur place. Parce que oui, quand Akpolè a sorti cette phrase, quelqu’un (rassurez-vous ce n’est pas moi, j’ai changé de vie ^^) lui a sorti : « Bus ce n’est pas vélo hein, ils ont un itinéraire bien défini, le vieux » (pour le coup, le terme vieux ne semblait pas l’enchanter).

Bonne journée (de travail) à tous !!

Je suis Madame …

Madame Hulk

Oui! je suis Madame Hulk

Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je suis en arrêt maladie, c’est le meilleur moyen d’observer attentivement les agissements des gens (je reconnais quand même que c’est principalement dû au fait que je ne peux pas toucher à mes appareils : D ). Et donc j’écoutais des femmes discuter (enfin critiquer plutôt …) de choses banales et normales (les critiques de femmes ça fait partie du paysage …) quand (tout à coup) soudain j’entendis : « ouiiii, c’est ça même, c’est le mari de Mme Koné » (le nom Koné est une absolue coïncidence, ne me prêtez aucune intention néfaste ^^).

LE MARI DE Mme KONE : Mme Koné étant la femme de M. Koné, le mari de Mme Koné ne serait-il pas tout simplement M. Koné ?

Cette phrase m’a choqué à un point tel que j’ai commencé à me poser des questions :

–          Ne sait-elle pas que quand on dit Mme Koné cela signifie « la femme de M. Koné » ?

–          Pense-t-elle que Mme Koné est le nom de jeune fille de la dame en question ?

En me posant ces question je me suis rendu compte qu’il est vrai que dans mon pays la Côte d’Ivoire on connaît beaucoup plus les femmes que les maris. On entend souvent des « la femme du douanier », « la femme du voisin », « la belle-sœur de la femme du directeur de mon mari » etc.

Certains vont trouver que j’exagère, mais calmez-vous, respirez un bon coup et réfléchissez : dans votre quartier, comment les femmes s’appellent quand elles se rencontrent ? Par « bonjour Christine » ou par « Bonjour Mme Kouadio » (on va laisser un peu les Koné de côté …)? En tout cas pour moi qui ai vécu dans des cités, les voisines ne connaissent même pas leurs prénoms.

C’est vraiment curieux, mais je n’arrive pas à comprendre le pourquoi, par exemple dans Desperate Housewives Gabrielle Solis ne dira pas « Bonjour Mme Scavo », mais plutôt « Bonjour Lynette », chose normale je trouve ; TOUT LE MONDE SAIT DEJA QUE TU ES LA FEMME DE M. SCAVO !!!

Mais en y réfléchissant encore une fois on pourrais se dire qu’il s’agit d’une méthode servant une cause beaucoup plus méchante : détecter parmi les femmes du quartier laquelle n’est pas une MADAME !! Ce serait une raison hyper plausible ; si lors d’une rencontre dans le quartier on appelle tout le monde Mme Manchin et que toi c’est Mlle Choseouhhhh la honte, elle n’est pas mariée.

Soit ! Cette hypothèse est acceptée, mais une autre question persiste ; une fois qu’on sait qui est madame  et qui ne l’est pas, on pourrait quand même arrêter de trainer ce titre de Mme non (parce que souvent ça ressemble même à une fonction ministérielle quoi :D) ? A moins que … ce ne soit comme chez les militaires : « Capitaine Haired du premier Régiment d’Infanterie Lagune-Savane d’Abobo-Port » —> « Christine, première femme légalement mariée de M. Koné, avec deux enfants, il n’y a rien dans la jalousie ».

Tout ceci est encore plus marrant (ou navrant c’est selon…) quand on ne connaît même pas le mari en question (ou pire que la femme soit en réalité … veuve), on sait juste qu’elle est la Madame d’un certain Monsieur.

Si vous avez d’autres explications (pour les réclamations passez votre chemin :P), n’hésitez pas à commenter.

Comme le disait un ami : « Le copilote est toujours plus souriant que le pilote ».

Le bonheur et les maths

Pendant une discussion entre collègues, l’un d’eux disait “le bonheur est uniquement spirituel”. Je ne sais pas si c’est une phrase déjà célèbre, mais j’avoue qu’elle est remplie de bon sens et d’intelligence. Bien que le sens de “spirituel” puisse être interprété différemment, la partie la plus importante est le fait de se rendre compte qu’être heureux n’est qu’un état qui n’est pas forcement lié au matériel où à la conception populaire du bonheur, c’est à dire, argent – maison – voiture – foyer – enfants. Je pense que chacun aura forcement une définition du bonheur propre à lui, mais moi j’en suis arrivé à une autre conclusion : le bonheur est une fonction sinusoïdale et continue par morceaux.

 

Fonction sinusoïdale

Je vous épargne la définition mathématique, mais d’un manière générale une fonction sinusoïdale passe par des états hauts puis bas et ainsi de suite. Ceci signifie qu’il est impossible d’être tout le temps heureux, on passe obligatoirement par des phases moins heureuses. Mais quand l’on garde cela à l’esprit, il est nettement plus facile de garder la tête froide et d’essayer de transformer cet état bas en état haut.

sinus

 

Fonction continue par morceaux

Regardez l’image ci-dessous …

morceaux

je suppose que vous avez déjà votre idée sur le sujet, mais je vous éclaircie tout ca (pour ceux qui sont encore dans le noir). Comme vous le voyez sur l’image, le passage d’un état bas à un était haut peut se faire brutalement, sans forcement de transition. C’est exactement ce qui se passe quand on tombe amoureux, subitement, un jour, comme ca, gbia ! On se sent heureux, sans savoir pourquoi. Evidement la brutalité marche aussi du haut vers le bas, c’est le cas malheureusement quand on perd un proche.

D’un point de vue purement mathématique, je ne pense pas qu’une fonction puisse être à la fois sinusoïdale et continue par morceaux (avant que des nerds des maths ne me tombent dessus).

Alors pourquoi est ce que je viens vous dire ce que vous savez surement déjà ? Je me suis rendu compte au cours de cette semaine, que certaines choses très simples, que l’on évite, peuvent nous conduire dans cet état heureux. Des choses comme marcher pendant plusieurs minutes avec son meilleur pote, discuter quelques minutes avec ses parents, se coucher à même le sol bras écartés … Nos sociétés actuelles ont tellement tendance à standardiser les émotions que l’on se sent tous obligés de faire les même choses et de ressentir le même bonheur, ceci est un complot et un mensonge mes chers lecteurs.

En outre, il est important de garder à l’esprit que le bonheur va et vient, ca ne sert absolument à rien de croire qu’il n’y a que telle ou telle autre chose qui pourrait nous rendre heureux pour l’éternité ( à condition qu’on ne finisse pas en enfer, quoique, il reste à vérifier ce qui se passe la bas), ou que la situation dans laquelle l’on se trouve n’a aucune issue, que le bonheur est à jamais perdu. Le principe est simple, il faut vivre ses moments heureux au quotidien, il se trouve dans les petites choses que l’on ne soupçonne même pas, le bonheur n’est nullement un grosse piscine dans laquelle on ira se plonger pour des siècles et des siècles.

Pour ma part j’ai écouté ce soir smooth Criminal de Michael Jackson, et cette chanson m’a rappelé mes pauses déjeuné en terminale avec mon voisin TP, pleines de discussions existentielles à deux balles. Comme quoi la nostalgie peut vous rendre heureux avant d’aller dormir Sourire.

Peace !

“Dieu ne donne pas tout”

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“Dieu ne donne pas tout” – fût la première phrase contenant “Dieu” que j’ai entendu au catéchisme (Catholique). En réalité, mon premier cours m’ennuyait à un point qu’il a fallu une discussion à la toute fin pour me réveiller; Mon voisin a dit “De toute façon Dieu donne pas tout” … cette phrase m’a terriblement intrigué. Sur le coup je n’ai pas osé demander le sens de cette phrase (j’étais très timide à cette époque, croyez moi).

Au fil des années j’ai observé la véracité de cette phrase et j’y ai ajouté mes conceptions personnelles (vous croyiez quand même pas que je n’allais rien y ajouter Tire la langue ). Mais avant essayons d’expliquer le plus simplement possible cette phrase.

  • Si on est croyant (en un Dieu, pour restreindre le champ de réflexion)

Cette phrase signifie simplement que le Seigneur dans son infini bonté et son amour inaliénable pour ses créatures ne peut pas donner que des qualités à un homme. Alors pourquoi donc ? Je ne pourrais pas vous donner de réponse parce que … Bah … Only God Knows ! Par contre je me dis qu’un homme avec uniquement des qualités, c’est un peu louche. Imaginez un joueur de foot avec uniquement des qualités : il sait dribler, il est altruiste, il ne fait pas de faute intentionnelles, il sait défendre, il est endurant, il est calme,il est rapide, il est habile, il est professionnel, il est amical, il n’est pas Egocentrique et enfin il ne commet pas de fraude fiscale (un coucou aux fans de Messi Tire la langue ). Avouez qu’un joueur de ce type, il finira par être énervant , et dire qu’il n’a pas de défauts (en tant qu’homme) cela veut dire qu’en dehors du terrain il est aussi irréprochable. Il tendrait donc vers le statut du créateur … Equation absurde !

Bon même en supposant que c’est un saint, ce serait encore plus chelou qu’il existe de nombreuses personnes comme ca !

 

  • Si on n’est pas croyant du tout

On peut simplement le traduire par “Nul n’est parfait”, rien que ca ! Bon le reste de l’argumentation tient aussi ici, mais je vous colle ça au cas où vous avez la flemme :
[…] Par contre je me dis qu’un homme avec uniquement des qualités, c’est un peu louche. Imaginez un joueur de foot avec uniquement des qualités : il sait dribler, il est altruiste, il ne fait pas de faute intentionnelles, il sait défendre, il est endurant, il est calme,il est rapide, il est habile, il est professionnel, il est amical, il n’est pas Egocentrique et enfin il ne commet pas de fraude fiscale (un coucou aux fans de Messi Tire la langue ). Avouez qu’un joueur de ce type, il finira par être énervant, et dire qu’il n’a pas de défauts (en tant qu’homme) cela veut dire qu’en dehors du terrain il est aussi irréprochable. […]. Le problème ici c’est qu’avec toutes ces qualités, le monsieur (ou la dame) deviendrait inévitablement “chef du monde” et à partir de là … “tout va se gâter” (être chef, c’est diriger, et diriger c’est se croire supérieur … en quelque sorte).

Une autre explication plus simple serait que quelqu’un de parfait ne ferait que déranger l’équilibre sur terre; En effet, nous somme sensés (je dis bien sensés …) se compléter sur terre. Si vous ne comprenez toujours pas, cela voudrait par exemple dire que le mec n’aura besoin d’une femme que pour procréer, et uniquement que ca … équation absurde !

 

Alors, on est tous d’accord que “Dieu ne Donne pas Tout”. Maintenant et si on essayais de donner un exemple de ce que cela implique concrètement (et là je sens qu’on va se marrer XD ). Pour le reste de l’article, nous allons énoncer cette phrase sous le sigle de AET (Axiome de l’Equilibre Terrestre) 

Prenons un mec, beau(de visage), os bien formés, muscles bien taillés et solides, dentition parfaite, beaux cheveux (comme moi, eh eh! ), peau nickel, et bien selon l’AET ce type sera forcement … con! Rien à faire il ne sera pas plus malin qu’une … Nabila memes-troll

 

 

 

En parlant de Nabila (justement), elle n’a surement jamais entendu parlé de l’AET, parce que sinon elle saurait “qu’être un femme et ne pas avoir de cheveux” c’est tout à fait possible, si on a déjà beaucoup d’autre choses.

Imaginez maintenant que le mec dont je parlais plus haut (ou si vous êtes plus joueur, prenez Nabila), se rende compte que l’AET existe, et décide donc de trouver un moyen de générer une exception à la règle (l’une de ses rares réflexions intelligente…) : c’est-à-dire, procréer avec une femme qui a des facultés intellectuelles hors-normes. La meilleure chose qui puisse leur arriver est d’avoir un enfant moyennement intelligent (il pourrait avoir un master en quelque chose …) et moyennement beau (suffisamment pour ne pas avoir à se cacher). Mais … cela voudrait donc dire que leur enfant est correctement constitué (physiquement et intellectuellement)  et qu’en plus il a un père beau et une mère surdouée … et bien il sera soit drogué soit viendra au monde dans un famille fauché (ou lui même le deviendra bien assez tôt).
Poussons le suspens encore plus loin, la famille est riche et l’enfant correct, les parents vont obligatoirement vouloir tenter une nouvelle expérience et … patatra ! Il feront un deuxième gosse qui sera soit un Stephen Hawking (pour qui j’ai extrêmement de respect) soit … une Nabila-2-le-retour (et pouf ! Fin du monde immédiate). Mais bon je leur conseillerait quand même d’arrêter là, au risque de se retrouver avec un mélange d’Abdoulaye Wade et de Snooki (pour laisser Nabila se reposer pour une fois). L’AET ne ment pas … et vous n’y échapperez pas.

 

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Savez-vous ce que je me dis à chaque dois que je vois ces femmes ? “OMG, elle sont trooooop belles … mais il y a forcement quelque chose qui cloche, l’AET ne ment pas !!”

 

Si vous avez de beaux exemples de l’AET, vous pouvez en parler en commentaires ou me les envoyer (je pourrais en faire une compilation).

Allez bien le bonsoir à vous … restez sur vos gardes … l’AET guète.

La vie urbaine urbaine – Abidjan – Part2

La philosophie du bus

Si vous n’avez jamais pris le BUS à Abidjan, je tiens a vous préciser que “le Bus” ne désigne pas que le moyen de transport en commun, mais toute la philosophie de vie qui l’entoure. Alors aujourd’hui je vais vous énoncer certains de ces concepts.

– Le bus n’est jamais plein : c’est sans doute la plus célèbre des citations autour du bus. Entendez par la que tant que la porte du Bus ne s’est pas refermée, on peut toujours y faire entrer des gens (et souvent on y entre par tous les moyens possibles). Si cela vous scandalise, c’est que vous n’avez jamais vu un Bus à Abidjan, mais voici une petite image pour vous donner un aperçu du genre de choses dont je parle.

– C’est le bus ohhhh : ah celle la c’est ma préférée, comme je vous ai di précédemment les bus sont souvent plein a craquer, imaginer donc cet engin au bord de l’implosion, lancé a toute vitesse, prendre un virage serré … on a franchement l’impression d’être poussé par une force extérieure et mystique, et ceux qui se retrouvent du mauvais coté se font presque écraser (mais en général ils sont assez forts pour rester en vie Rire ) par les autres qui se laissent aller sans retenue aucune (si ça ce n’est pas de la sorcellerie moderne …). Et souvent quand vous entendez du fond du bus “pardonnez les gars ne m’écrasez pas “, il y a toujours une réponse immédiate “ c’est pas nous ohhhhh, c’est le bus “. C’est encore plus drôle (ou affligeant, c’est selon…) quand tout le monde répond en cœur.

– Chauffeur il s’amuse : Ca franchement c’est le summum de la sorcellerie urbano-ivoirienne. Pour que vous compreniez bien, sachez que nos bus n’ont pas tous de bouton de demande d’arrêt qui sont fonctionnels, et avec toute la “population” présente dans le bus, le seul moyen de prévenir le conducteur du bus que l’on descend est de crier très fort ‘”chauffeur ça descend” [par contre je n’ai toujours pas compris pourquoi certains crient “ça descend” au lieu de dire “je descends” ou “on descend”, c’est vrai qu’on peut être descendant du singe, mais de là à se considérer comme une chose … enfin bon, les gouts et les couleurs … ].

Alors très souvent (surtout si c’est un bus plein de lycéens), les autres dans le bus crient encore plus fort “Chauffeur il s’amuse, c’est mon ami, c’est comme ça il est”. Et en règle (très) générale, le chauffeur préfère “virer” l’arrêt. Et le malheureux est donc obligé de descendre plus loin (beaucoup plus loin même certaines fois).

– Le barré : je ne sais pas si ca existe partout, mais chez nous il y a un type de ligne de bus qu’on appelle le barré (parce qu’en fait, la pancarte indiquant le numéro du bus est barrée d’un trait) et sa spécificité est qu’il n’a pas d’arrêt intermédiaire. Il démarre à un arrêt et s’arrête à la destination finale. jusque la rien de spécial, mais là où ca devient intéressant c’est quand on ne sait pas que c’est un barré … cela arrive pour trois raisons en général :

*  Soit on a vu le numéro mais pas le trait qui le barre (erreur de vision)

*  Soit la priorité était de luter pour avoir une place et donc on n’a pas fait attention, on ne s’en rendra compte que quand le bus dépassera votre arrêt pour vous laisser 10 kilomètres plus loin (erreur d’empressement)

* Soit sur la pancarte c’est bien écrit “ 11 “, mais qu’en réalité il s’agit d’un “11 barré”. Dans ce cas il s’agit du chauffeur qui par oubli (ou sorcellerie aussi …) n’a pas changé la pancarte (poisse intergalactique, parce que ce cas la est extrêmement rare).

– Les noms : comme vous pouviez vous y attendre venant d’un histoire ivoirienne, on a plein de pseudos pour le Bus (vous pouvez compléter en commentaires si vous en avez d’autres) :

  • le Gbamé, le Goumé, le Bas (prononcé en anglais ghanéen Rire) , la casserole (pour certains vieux bus), la baladur (bon la on m’a dit que c’était la marque de certains vieux bus, mais je n’ai pas vérifié)  … bon franchement j’ai oublié les autres (depuis le temps … Clignement d'œil ).

Il y a évidemment d’autres concepts, mais je me limiterai à ceux ci qui sont mes préférés. Me concernant j’ai pris régulièrement le bus pendant environs 2 ans et sur l’une des lignes les plus compliquées : Adjamé – Bingerville. C’est franchement une expérience unique en son genre.

Mon souvenir préféré restera le jour ou j’ai poursuivi le bus pendant 5 minutes pour y entrer de force avec deux autres amis (parce que le conducteur avait viré tous les arrêts ou attendaient les élèves de mon lycée de garçons). Le chauffeur nous avait demandé de descendre, on lui a dit “jamais, donc si tu es trop fâché faut arrêter ton bus et puis nous tous on restera à Bingerville ici “. Il n’a rien dit et a continuer a rouler jusqu’a son arrêt qui était en fait …  Le lycée de filles de Bingerville ! Imaginer 3 mecs dans un bus plein, un bus de filless, pendant 45 minutes …

La vie urbaine – Abidjan – Part 1

Dans le gbaka
Un Gbaka

Le Gbaka national

A Abidjan les gbaka sont des moyens de transport en commun, ce sont des mini cars (principalement de marque Toyota) dépouillés de tout confort et de fraicheur originel.

Maintenant qu’on est tous au même niveau d’information, j’aimerais attirer votre attention sur une pratique aussi curieuse que fréquente. En règle générale (dans tout ce qui est transport en commun) les gens ne se saluent presque jamais, qu’on soit vieux, adulte ou enfant, on s’assied juste et on prie son Dieu pour espérer arriver à destination (avec l’état de ces voitures et des conducteurs qui se croient dans un jeu vidéo, il y a de quoi…). Par contre il arrive certaines fois ou les salutations arrivent avec le sourire :

  • Quand on s’assied prêt d’une belle fille (ou d’un beau mec) : alors là on ne va pas vous forcer hein, on monte dans le gbaka le visage séré et on aperçoit un canon près de notre place ; changement de mine, voix la plus belle dévoilée : Bonjouuuur. Alors évidemment on évite le Madame ou Mademoiselle, pour ne pas gâcher ses chances sur une banale histoire de terme (eh oui, les femmes c’est très susceptible au sujet du statut matrimonial). Bon je vous épargne la suite du parcours (Beh ouais on n’est pas là pour ça :P).
  • Quand on vous aide à déplier le siège gênant dans l’allée : Bon pour ceux qui n’ont jamais vu l’intérieur d’un gbaka, il y a des petits sièges dépliables dans l’allée qui sont en général tordu et donc difficile à déplier pour s’asseoir. Et dans ce cas-ci, on dit bonjour à celui qui viens de vous aider (par pure politesse et intelligence, bien que ce ne soit pas des valeurs partagées par la plupart des gens …). Mais certains n’en n’ont rien à faire de votre gentillesse et s’asseyent gaillardement sans même un petit merci.
  • Quand vous aidez une belle fille (ou un mec, mais là c’est plus rare, allez savoir pourquoi …) : bon c’est le même principe que le point précèdent, sauf que là c’est vous dans le rôle du sauveur. Et le plus marrant dans ce cas, c’est qu’en général c’est vous qui dites le bonjour en premier, vous êtes même prêts à anticiper le merci par un « c’est rien » (on fonce dans l’exagération là :D).
  • Quand vous êtes programmés pour le faire : comme moi :D, dès que je monte dans un gbaka (ou tout autre transport), je lance machinalement un Bonjour. En général les gens qui font ça, se frustrent toujours quand on ne leur répond pas. Moi je m’en fous complètement, de toute façon le Bon-Jour est rarement sincère alors ils peuvent se le garder.

Ceci est la première partie d’une série d’articles sur la vie Urbaine à Abidjan, j’espère en pas être trop occupé pour écrire souvent J Bien le bonsoir.